FACE AU CS SFAXIEN EN HUITIEMES (26 - 27 AVRIL A ST-LOUIS ; 10 - 11 MAI A SFAX) : Du très gros pour les Nordistes
Après une tête couronnée pour l'AS Douanes, une autre se profile à l'horizon du mois en cours sur la route de la Linguère de Saint-Louis. L'ESS de Sousse détenteur du titre a sorti, samedi, le champion sénégalais de la ligue africaine des champions. Et voici que son voisin du Club sportif sfaxien (CSS), détenteur de la coupe de la Confédération, se met en travers du chemin du dernier vainqueur de la coupe du Sénégal.
La Linguère a donc juste le temps de se remettre de ses frayeurs ivoiriennes (battue 3 - 0 comme elle s'était imposée à l'aller et qualifiée aux tirs au but), qu'il lui faut déjà penser au prochain gros os qu'elle aura à négocier. Et, dans exactement 3 semaines, avec match aller à Saint-Louis. Dernier survivant des clubs sénégalais sur la scène internationale, la Linguère a réussi un authentique exploit en sortant l'ES Bingerville qui est loin d'être une naine du championnat ivoirien. Mais, il lui faudra bien plus pour passer la CSS. Son « champ de patates » du stade Me Babacar Sèye peut être un ... atout (comme le gazon synthétique l'a du reste été pour l'ES Bingerville, samedi), mais des compétitions nationales régulières lui feraient un plus grand bien. Or, rien de concret ne semble devoir se mettre en place dans l'immédiat. Et son coach, Amara Traoré, devra encore puiser dans son immense réservoir psychologique pour motiver ses hommes.
Mais, si curieux que cela risque de paraître, c'est dans l'élimination de l'AS Douanes par l'ESS que la Linguère devrait tirer les raisons de croire en ses chances face au CSS. Les Douaniers n'ont-ils pas filé 3 buts à 0 au champion d'Afrique en titre ? Pourquoi la Linguère n'en ferait pas de même face au dernier vainqueur de la coupe de la CAF ? C'est vrai que les contextes ne sont pas les mêmes, l'ESS estimant certainement avoir fait le plus difficile après sa nette victoire de l'aller (5 - 0), alors que là, il s'agira d'une première manche. Mais, il faut toujours y croire. Et l'on peut faire confiance à Amara Traoré pour transcender ses hommes. Si seulement ça pouvait suffire...
Source: lesoleil.sn